Chiens de bergers: un danger potentiel

Dans les zones rurales, plus précisément  dans les vastes prairies de l’ouest de Bakou, les seuls habitants que vous croiserez seront des bergers. Il quittent généralement leur ferme à l’aube et parcourent quelques dizaines de kilomètres avec leur bétail avant de retourner chez eux à la nuit tombée. Souvent assez peu loquaces, ils sont la plupart du temps accompagnés de plusieurs chiens de belle taille. Ces molosses, parfaitement dressés à surveiller le bétail, ont également le réflexe de foncer sur toute chose inhabituelle qui pourrait constituer une menace potentielle pour le bétail. En l’occurrence, la menace potentielle à leur yeux, c’était nous.

Compte tenu de la topologie de cette région, les chiens nous voient arriver de très loin et nous foncent dessus, enhardis par le phénomène de meute qui les rend sans doutes plus agressifs encore. Ne comptez pas sur le berger pour les retenir. La plupart du temps il sera beaucoup trop loin pour tenter quoique ce soit, et souvent il ne tentera rien du tout. 
 

La technique de base consiste alors à ramasser une poignée de cailloux et de les lancer sur les chiens. Vous n’avez pratiquement aucune chance de faire mouche, mais souvent cela suffit à les maintenir à distance. Le soucis, c’est que dans ces pâturages, il n’y a pas le moindre caillou. De l’herbe et de la boue constituent l’intégralité du sol. Avec un peu de chance vous pouvez tenter de leur lancer des mottes de terre, mais c’est loin d’être facile à collecter. Non, le plus efficace est de disposer de bâtons. Deux dans l’idéal, un dans chaque main. Vous en pointez un vers le chiens qui semble le plus téméraire pour le tenir à distance et vous brandissez le second, l’air menaçant. S’il ne recule toujours pas, n’hésitez pas à frapper. Le chien s’en remettra et il aura compris la leçon. Avec un peu de chance, si vous arrivez à en toucher un, les autres comprendront l’avertissement et conserveront leurs distances.

Dernière nouvelle

Fin du projet et nouveau départ

Avec le dernier pas du voyage datant de 2015, c’est sans trop de surprise que j’annonce que notre longue marche est officiellement finie, avec 21 000 km au compteur et après plus de 7 ans sur les routes. Si j’annonce ça aujourd’hui c’est parce que j’ai l’envie de retrouver les espaces sauvages et que j’aimerais le faire avec une petite équipe…